25 point

Exercice 1:

Vous lisez un article dans un journal francophone.
Les accros du portable
Une fois franchi le seuil de l'entrée, on peut apercevoir, dans un coin, un tas de chaussures sombres, puis, tel un arc-en-ciel, une rangée de téléphones portables. En effet, sitôt rentrés chez eux, Vanessa, 14 ans, Raphaël, 16 ans, Marie, 44 ans, et Patrick, 45 ans, branchent les petites boîtes colorées afin de les recharger. C'est devenu un rituel, désormais en vigueur dans de nombreuses familles, encore qu'en France le phénomène portable n'ait pas remporté auprès des adolescents le même succès que dans les pays scandinaves. Loin de faire l'unanimité, le téléphone mobile est souvent comparé à un cordon ombilical qui entrave l'autonomie, maintient la dépendance, infantilise. De plus, les sonneries stridentes, les hurlements, dans le train, dans le bus, donnent envie de les casser, comme l'écrit une adolescente de 12 ans au journal «Okapi».
On est frappé par le jugement qu'émettent certains adolescents quand ils évoquent les possesseurs de portable de leur âge. Le sans-gêne, la frime sont critiqués. Le port à la ceinture aussi, de même que la « panoplie de la frimeuse accomplie », décrite en ces termes: «Veste chaude, chaussures à talon compensé et l’Indispensable Téléphone Portable». Est également stigmatisée la nature des échanges à l'occasion de courses au supermarché, par exemple, «pour questionner sur la marque de yaourts».
Il est reconnu utile pour les adultes qui travaillent, surtout pour « les médecins, les reporters », ceux qui doivent voyager, ou encore en cas de pépin, de panne sur l'autoroute, d'accident. L'envie d'en avoir un ne manque pas, ou encore la joie d'exprimer qu'on en possède un et le bonheur que cela procure, même si parfois des drames s'ensuivent: «Je me suis fâchée avec ma meilleure amie, car elle disait qu'à mon âge, c'était inutile et pour la frime; mais, depuis que j'en ai un, j'ai acquis de nombreuses libertés: je peux désormais aller seule en ville, j'ai la permission de minuit dans les soirées... De toute façon, on peut se dire que, plus tard, avoir un portable, ce sera aussi naturel que d'avoir un baladeur ou une télé.» Lucides, les adolescents mettent au point leur conduite, en cherchant à ne pas reproduire ce qui leur paraît négatif du comportement des autres, mais il leur arrive de se laisser déborder par l'émotion lorsque leur mobile sonne durant un cours.
La mère de Raphaël et de Vanessa exprime sa satisfaction : depuis que ses enfants possèdent un portable, «ça a libéré ma ligne téléphonique», déclare-t-elle. Elle se sent de surcroît sécurisée de savoir qu'ils peuvent appeler en cas d'urgence. Enfin, elle apprécie de ne plus avoir à « bagarrer » pour les factures de téléphone. Désormais, carte ou forfait, ses enfants gèrent leurs dépenses avec leur argent de poche. (…)
Même pour les plus futés, l'usage du mobile n'est pas si simple: «Ce n'est pas toujours fiable», «on n'entend pas bien» , «c'est cher». Mais, passé les restrictions préliminaires, ils trouvent ça « génial ». La liberté n'a alors pas de prix: «Pouvoir être joint ou appeler de n'importe quel endroit, ou presque»; «pouvoir décider à la dernière minute ce qu'on va faire le soir»; «téléphoner à n'importe quelle heure» (si le portable est branché, cela signifie qu'on ne dérange pas); être appelé même la nuit, sans «réveiller la maisonnée»; enfin, être sûr que ses messages ne seront pas écoutés, parce qu'ils n'atterrissent plus sur le répondeur familial.
Tout cela réintroduit du secret, de l'oxygène et du ciel bleu dans la cohabitation entre parents et enfants, même s'il faut discuter de nouvelles normes d'usage afin de maintenir la convivialité et les liens familiaux. Ainsi, le portable permet de se tolérer mutuellement. Plus généralement, il accompagne le bouillonnement et le désir de communication immédiate de l'adolescence (…). Les parents qui ont du mal à couper le cordon s'étonnent que leurs enfants préfèrent brancher leur boîte vocale et ne répondent pas à leurs appels. Loin d'être forcément une manifestation de désobéissance, cela est plutôt une saine réaction
Christine Castelain-Meunier,
Le Nouvel Observateur.

* la frime: l’ostentation et le besoin de paraître.
1. À quoi les téléphones portables sont-ils comparés dans le texte?
À un arc-en-ciel.
À un cordon ombilical.
À un appareil photo.
2. Quel aspect du comportement des autres, en lien avec le téléphone mobile, est perçu comme négatif par les adolescents?
Se vanter et agir sans gêne.
Utiliser le téléphone pendant qu’on fait les courses.
Recevoir des appels en cours.
3. Quels avantages les adolescents voient-ils à avoir un portable?
Ils restent mieux connectés avec leurs amis.
Ils se sentent plus adultes et responsables.
Ils bénéficient de plus de liberté.
4. Quelles avantages la mère de Raphaël et Vanessa voit-elle à ce que ses enfant aient un portable?
Cela réduit les conflits à la maison.
Ses enfants peuvent la joindre en cas d’urgence.
Sa ligne téléphonique n’est plus saturée.
5. Quel inconvénient les adolescents trouvent-ils au portable?
Les sonneries dérangeantes.
Le prix élevé.
La frime.
6. D’après l’auteur, que signifie l’expression «couper le cordon»?
Établir une distance émotionnelle entre parents et enfants.
Ne plus dépendre de ses parents financièrement.
Arrêter de communiquer souvent avec ses parents.
7. Quelle est l’attitude de l’auteur en ce qui concerne les jeunes?
Critique.
Neutre.
Compréhensive.

Exercice 2:

Vous lisez un article dans un journal francophone.
J’ai même rencontré des élèves heureux
En brisant le fatum des itinéraires sociaux, en augmentant le temps de la formation, en accroissant l'autonomie des individus, les sociétés modernes ont inventé la jeunesse et celle-ci ne cesse de s'allonger, jusqu'à 25 ans et au-delà. Le plus souvent, on insiste sur les causes négatives de cet allongement: l'errance de petit job en emploi précaire, la difficulté et le stress des études... Et les discours sur la jeunesse, surtout les sérieux, mettent en scène les aspects dramatiques d'une expérience écrasée par les angoisses et les contradictions de la société. Or, la plupart du temps, la jeunesse est heureuse, ni aussi tragique ni aussi banale que ne le dessinent les clichés.
La jeunesse moderne est construite comme une double épreuve. D'une part, elle est une conquête d'autonomie, une sortie de la dépendance enfantine, une découverte de soi, de ses goûts, de ses amitiés. D'autre part, elle est un investissement dans le travail scolaire et dans la formation professionnelle, en une longue compétition qui permet d'acquérir progressivement un statut d'adulte. Les sociétés modernes demandent beaucoup aux jeunes ; elles exigent qu'ils soient libres et sérieux, autonomes et prévoyants, originaux et conformes. Parfois, cette épreuve se passe mal, entre autonomie et dépendance, entre succès et échecs. Souvent, elle se passe bien, mais cela ne se voit guère ; la jeunesse heureuse paraît toujours un peu niaise.
Presque tous les jeunes déclarent aimer leur collège ou leur lycée. Dans la plupart des cas, ils désignent moins les cours et les enseignants que l'espace d'une vie ponctuée par les conquêtes progressives d'une liberté nichée dans les interstices de l'organisation scolaire: le temps des amours et des amitiés, celui des premières fois, avec la ronde des mini-bandes, des codes cachés et des fous rires. Au collège et au lycée, on pratique l'art de la conversation, celui de la complicité, des petites passions partagées dans un sentiment de légèreté et d'insouciance puisque rien n'est définitif. (…)
Les jeunes sont moins soumis aux impératifs moraux qu'à ceux du succès. On ne leur demande pas d'être vertueux, mais d'être efficaces et de parvenir à une réussite scolaire capable de garantir l'avenir. S'il n'est pas moralement condamnable de vivre une passion amoureuse, mieux vaut qu'elle ne compromette pas la mention au baccalauréat. Le risque principal n'est pas tant la pression de la famille qui empêche de vivre, mais plutôt le stress, la peur d'échouer et de trahir les projets d'une famille. Aussi, les jeunes heureux réussissent à «acheter» leur autonomie et leur tranquillité par une réussite au lycée qui ne les dévore pas. C'est cela, être cool, c'est apprendre à mesurer au plus juste ses investissements et ses sacrifices afin de prolonger le temps de la jeunesse et de ses expériences. Quand cet équilibre est atteint, on peut même s'engager dans l'accomplissement de passions musicales ou sportives et, dans bien des cas, ces passions-là seront un métier puisque, à lui seul, le diplôme ne fait plus toujours la différence. (…)
Pour le reste, il faut aussi permettre aux jeunes de ne plus l'être quand la jeunesse a fait son temps, et il n'y a guère d'autre manière d'être adulte qu'en s'appuyant sur un emploi suffisamment stable pour construire des projets de vie. La jeunesse est heureuse quand elle ne devient pas une contrainte.
François Dubet,
Le Nouvel Observateur.

* niaise: naïve.
1. Quel est le but de l’auteur du texte?
Prouver que la jeunesse et le plus bel âge de la vie.
Nuancer l’image des jeunes que l’on donne habituellement?
Critiquer l’évolution des établissements scolaires.
2. Pour quelle raison François Dubet dit-il que la jeunesse est une double épreuve?
Parce que les jeunes doivent choisir entre leurs amis et leurs études.
Parce que la jeunesse allie à la fois autonomie et compromis.
Parce que la société exige trop aux jeunes.
3. Selon François Dubet, « la jeunesse ne cesse de s’allonger ». Cela signifie que…
les jeunes d’aujourd’hui sont moins responsables et mettent plus de temps à devenir adultes.
la période des études et des expériences se prolonge, et l’entrée dans la vie professionnelle et plus tardive.
Les parents protègent davantage leurs enfants et veulent les garder plus longtemps à la maison.
4. Pourquoi, d'après l'auteur, les jeunes sont-ils plus soumis aux impératifs du succès qu'aux impératifs moraux?
Parce qu'ils privilégient leurs passions au détriment de leurs études.
Parce que la moralité est désormais jugée moins importante.
Parce qu'on attend d'eux qu'ils réussissent pour garantir leur avenir.
5. Quelle est l’attitude des parents d’aujourd’hui vis-à-vis de leurs enfants?
Ils leur imposent plus de contraintes morales et leur demandent de tout sacrifier à la réussite scolaire.
Ils sont tolérants et compréhensifs, à condition que les enfants réussissent leurs études.
Ils pensent que les enfants doivent profiter de leur jeunesse sans trop penser à l’avenir.
6. Pour les jeunes d’aujourd’hui, réussir au lycée c’est:
un moyen pour affirmer sa personnalité et impressionner leurs parents.
un moyen pour quitter la famille plus tôt en entrant rapidement dans la vie active.
une condition pour rester libres de faire ce qui les intéresse vraiment.
7. Quelle est la conclusion de ce texte?
La jeunesse est un état d’esprit qu’il faut savoir garder tout au long de la vie.
La jeunesse est une période privilégiée à laquelle il faut savoir renoncer un jour.
La jeunesse est un rêve qui ne résiste pas aux épreuves de la vie réelle.

Exercice 3:

Votre professeur de français vous demande de participer à un débat dont le sujet est «L'impact de l'intelligence artificielle sur la société: opportunités ou menaces?». Pour vous préparer, vous lisez des avis dans un magazine francophone.
Antoine
Je suis totalement pour le développement de l'intelligence artificielle dans notre société. L'IA a le potentiel de transformer nos vies de manière positive en améliorant l'efficacité dans de nombreux secteurs, comme la santé et l'éducation. Par exemple, elle peut aider à diagnostiquer des maladies plus rapidement ou personnaliser l'apprentissage pour chaque élève. De plus, l'IA peut prendre en charge les tâches répétitives, permettant aux travailleurs de se concentrer sur des missions plus créatives et gratifiantes. Nous devrions donc encourager son intégration dans nos vies.
Amandine
Je pense que l'expansion rapide de l'intelligence artificielle est préoccupante. Bien qu'elle puisse offrir des avantages, nous devons aussi prendre en compte les conséquences sur l'emploi. De nombreux travailleurs risquent de perdre leur emploi à cause de l'automatisation, et il est essentiel de réfléchir aux moyens de soutenir ceux qui sont touchés. Au lieu de se précipiter vers l'adoption de l'IA, nous devrions établir des régulations et des programmes de reconversion pour garantir que personne ne soit laissé de côté.
Julien
Je crois qu'il est important de trouver un équilibre dans l'utilisation de l'intelligence artificielle. L'IA peut être bénéfique, mais nous ne devons pas négliger les questions éthiques qu'elle soulève, comme la vie privée et la discrimination algorithmique. Je soutiens que les entreprises doivent être transparentes sur la façon dont elles utilisent l'IA et que des réglementations doivent être mises en place pour protéger les droits des individus. De plus, l'éducation joue un rôle crucial : nous devons préparer les gens à travailler avec l'IA plutôt que de la craindre.
À quelle personne associez-vous chaque point de vue? Pour chaque affirmation, cochez la bonne réponse.
1. L'éducation est essentielle pour préparer les gens à travailler avec l’IA.?
Antoine.
Amandine.
Julien.
2. L'IA entraîne la disparition d'emplois.
Antoine.
Amandine.
Julien.
3. L'IA a le potentiel d'accroître l'efficacité dans de nombreux secteurs professionnels.
Antoine.
Amandine.
Julien.
4. Il faut être transparent et mettre des règles sur l'utilisation de l'IA.
Antoine.
Amandine.
Julien.
5. Il est crucial de mettre en place des programmes pour aider les travailleurs affectés par l'IA.
Antoine.
Amandine.
Julien.
6. L'IA peut aider à diagnostiquer des maladies plus rapidement.
Antoine.
Amandine.
Julien.
Vérifier
Exercise 2
Calculer ma note finale
×

Veuillez répondre à toutes les questions.